Au fil de cette exposition, vous allez découvrir trois églises de Parthenay détruites entièrement ou en partie qui ressurgissent du passé :

     · Notre-Dame-de-la-Couldre,
     · 
Saint-Jean,
     · 
Saint-Sépulcre.

Parthenay est l’un des berceaux de l’architecture romane dans la région. Le choix de l’exposition “Eglises oubliées” s’est porté sur ces trois églises romanes car elles ont disparu en totalité ou partiellement. Néanmoins, il subsiste des éléments d’architecture et de sculpture très intéressants permettant ainsi de faire renaître ces “Eglises oubliées”. 

L’événement de cette exposition est la présentation de magnifiques sculptures du musée du Louvre, provenant de l’église Notre-Dame-de-la-Couldre, prêtées pour cette occasion unique au Musée municipal Georges Turpin. Pour la première fois depuis leur départ de Parthenay, ces objets réintègrent leur “fief” le temps de l’exposition. A ce propos, le musée de Parthenay est particulièrement reconnaissant envers le musée du Louvre.

Autrefois, Parthenay comptait neuf églises dont la majorité d’entre elles fut bâtie entre la deuxième moitié du XIe siècle et le début du XIIe siècle. Les seules dates dont on dispose sont des références trouvées dans divers textes :

    · (1) L’église Saint-Paul est citée en 1070,

    ·
(2) L’église Sainte-Croix en 1090,

    ·
(3) L’église Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux en 1092,

    ·
(4) L’église Saint-Sépulcre à la fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle,

    ·
(5) L’église Notre-Dame-de-la-Couldre au début du XIIe siècle,

    ·
(6) L’église Saint-Jean au début du XIIe siècle,

    ·
(7) L’église Saint-Laurent en 1113,

    ·
(8) L’église Saint-Jacques en 1170,

    ·
(9) L’église de la Maison-Dieu fondée en 1174. 

Tous ces monuments sont de style roman. L’art roman s’inspire de la tradition latine et reproduit le plan des basiliques romaines (anciennes bourses de commerce ou palais de justice) d’où l’expression “d’art roman” donnée à cette architecture au XIXe siècle. 

De ces églises romanes parthenaisiennes, certaines ont disparu en partie ou en totalité : Notre-Dame-de-la-Couldre, Saint-Jean, Saint-Sépulcre et Saint-Paul. Cette dernière, détruite et réaménagée à des fins civiles au cours des siècles, ne comporte plus actuellement que sa sobre façade et ses murs latéraux. Elle abrite désormais une demeure privée. Aucun élément de son architecture et de sa sculpture n’ayant pu être conservé, elle ne sera pas évoquée au cours de cette exposition.