L'objet du mois d'août : la réponse |
Bravo à Jean-Michel HOUMEAU qui nous a envoyé la bonne réponse !

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Comment se fait-il que nous trouvions à Parthenay plusieurs des ces boucles dans des contextes archéologiques du XIV°, XV° et XVI° siècles ? C'est vrai, depuis une dizaine d'années cet objet a été découvert sur plusieurs sites archéologiques. Pas en très grande abondance, certes, mais suffisamment pour être représentatif d'une habitude alimentaire. En réalité, la chair de raie est très recherchée, son foie est un mets délicat. Il faut savoir que la raie transportée est meilleure que celle qu'on mange fraîche. Comme explique M. Lémery, dans son "Treaty of All Sorts of Food" rédigé en 1745 : "la raie bouclée [...] ne doit pas être trop fraîche. On doit la garder quelque temps : il se produit une légère fermentation, et ainsi des substances molles ou visqueuses sont sensiblement atténuées et détruites. Par conséquent les Parisiens [...] mangent la raie dans de meilleures conditions que les habitants des bords de mer", (A. Davinson et Ch. Knox, Poissons et crustacés. La cuisine de la mer, 1991). Et qui dit Paris, dit Parthenay... Tout ceci nous renseigne beaucoup sur les habitudes alimentaires anciennes, mais aussi sur le transport et les échanges commerciaux.

Comment la mangeait-on ?
"On voit au mois de juin peu de poissons de mer. Cependant la raie, qui arrive à Paris tous les jours de l'année et dont on ne se lasse jamais, étant plus mortifiée en été est presque le seul poisson qui brave l'élévation du thermomètre, on se réserve dans cette saison le plaisir de la servir [...] il n'y a guère que deux manières fort usitées de la faire paraître sur nos tables : à la sauce blanche lorsque elle est fraîche, au beurre noir, entourée de persil, dans le cas contraire..." disait Grimod de La Reynière. Si vous voulez connaître les recettes, elles sont consultables dans le Grand Dictionnaire Universel du XIX° siècle, par Pierre Larousse, Paris, 1875, dans le tome treizième.