L'OBJET DU MOIS DE SEPTEMBRE : LA REPONSE

 

Il s'agissait d'un sceau de drapier, datant selon toute vraisemblance du XVIe siècle

Il s'agit d'un sceau à plateaux composé de deux plateaux liés par une bande de métal. Ces sceaux étaient principalement destinés à marquer les draps : "L'un des plateaux est ajouré d'un ou de deux trous, ronds ou allongés et l'autre porte une ou deux saillies correspondantes, saillies de prise. Pour sceller, on fléchissait en son milieu la bande d'union et l'on mordait la lisière de l'étoffe entre les plateaux de façon que les saillies de prise vinssent s'encastrer dans les ouvertures du plateau ajouré. Il ne restait plus qu'à écraser au marteau, comme pour les sceaux à tunnelle. La bande d'union doublée sur elle-même, formait désormais l'appendice ou queue du plomb, lequel, happant l'étoffe, était moins sujet à être détaché en un but de fraude que les plombs pendants à tunnelle. Il fallait, en effet, ou en altérer l'intégrité en écartant les plateaux de vive force, ou couper le drap tout autour."
Antoine Sabatier, Sigillographie historique des administrations fiscales, communautés ouvrières et institutions diverses ayant employé des sceaux de plomb (XIVe-XVIIIe siècles), Paris, 1912. Renseignements aimablement fournis par Arnaud CLAIRAND

Sa présence dans les couches archéologiques de la Vau Saint-Jacques n'a rien d'étonnant puisque la draperie était l'activité économique principale de la rue médiévale. Ce qui est plus étonnant, c'est que ce sceau porte d'un côté les armoiries des Parthenay-Larchevêque, alors qu'elles n'étaient certainement plus usitées au XVIe siècle. De l'autre côté, la face la mieux conservée, on peut voir le blason au fleurs de lys et couronné des rois de France. Malheureusement, le nom du roi est indéchiffrable. Le plomb est un métal très malléable, et le sceau a gardé l'empreinte du tissu à l'endroit où il était fixé sur le drap.