OBJET DU MOIS DE MARS : REPONSE

 

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Vous avez été nombreux à nous soumettre les hypothèses les plus variées ! Non, il ne s'agissait pas d'un "bâton de pélerin pour nain", ni d'une canne ; cet objet ne servait pas à "frapper les 3 coups au théâtre". Beaucoup plus simplement, il s'agit d'un casse-tête (ou massue) issue du fonds océanien du musée. C'est donc Omar ADDOUN qui nous a donné la meilleure réponse.
Le fond d'ethnographie exotique fait partie des éléments constitutifs du musée (donation Cordier). Il comprend des objets d'origine diverse (masques en vannerie des Iles Vanuatu, mannequins en bois de Madagascar...)

Le casse-tête : un objet guerrier

A côté de massues, lances, arcs et flèches, "l'arme traditionnelle la plus importante était une massue à deux mains que l'on utilisait en combat rapproché. Un combattant n'acquérait le statut de guerrier que lorsqu'il avait tué un ennemi avec une massue de ce type. Lorsque la massue a déjà servi à tuer, elle acquiert une sorte de sacralité. (L'art océanien, collection Citadelle, édition Mazenod).

La partie haute des casses-tête revêt des formes variées ("bec d'oiseau", formes phalliques...)  L'ensemble (manche et tête) est parfois très ouvragé : motifs géométriques très fins, tête ajourée... Le bois est travaillé à l'aide de différents outils (notamment des coquillages à bords tranchants), et poli à la pierre ponce. Une décoration formée de ganses, d'étoffes et de cordonnets, ainsi que des bouquets d'herbes aux vertus magiques sont attachés au manche.