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Les Salons de Parthenay
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"Le II ème Salon des Artistes Parthenaisiens " |
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Le « II ème Salon des Artistes Parthenaisiens » se tient du 24 au 27 mai 1942. La manifestation s’articule à nouveau en six sections : peinture, dessin, architecture, photographie, objets d’art, rétrospective. On retrouve à la tête du comité d’organisation M. Baufine, secondé par Yves Cordier . Mise à part la rétrospective qui rassemble 57 tableaux, on trouve 127 peintures et dessins, alors qu’une cinquantaine d’œuvres se répartissent entre les trois autres sections . On constate que la vocation patrimoniale de l’exposition perdure, et d’autant plus ouvertement que dès l’annonce de l’événement dans la presse, on peut lire :
« Le II ème salon de peinture (…) est ouvert aux artistes Parthenaisiens et aux artistes des Deux-Sèvres ayant réalisé des oeuvres se rapportant à notre département. »
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De nombreux artistes présents l’année passée se retrouvent : Argenton, Bénézech, Caillon, Decrouez, Hubault, Réau, et d’autres. Il en vient également de nouveaux, comme Yves Chenilleau, de Niort.
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Index des exposants du Second Salon des Peintres parthenaisiens en 1942 :
Peinture : Mme Argenton, M. Barbereau, M. Baufine, M. Bénézech, M. Berjonneau, M. Caillon, M. Charrier, M. Chenilleau, M. Coullaud, M. de Crave, M. Davy, M. Dillet, M. Decrouez, M. Dervaux, M. Frère, M. Gendre, M. Hubault,, M. Lemasson, Mme Petipez, M. Poupard, Mme Robin. Dessin : M. Auriault, M. Bonnet, M. Coulais, M. Devilliers, M. Mahut, Mlle Poirault, M. Réau. Photographie : M. Bernard, M. Cordier, M. Guilbot, M. Pinel. Architecture : M. Bernard, M. Bénézech. Objets d’art : Mlle Chaigneau, M. Chapron, Mlle Drouet. Rétrospective : M. Amirault, M. Bertin, M. Bessage, M. Brillaud, M. Fradin, M. Lansyer, Mme Petitjean, M. Petitjean, M. Pidoux, M. Salaün, M. Savin. |
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Il jouit alors d’une certaine notoriété dans les salons régionaux, tels Niort ou Poitiers, ce qui indique que l’écho de l’exposition précédente a dépassé l’enceinte de Parthenay. Il est intéressant de s’arrêter encore une fois sur la section rétrospective : « Pour cette dernière section qui rassemble les oeuvres se rapportant aux monuments et sites de Parthenay et des environs, il est fait un pressant appel à toutes les personnes possédant des peintures ou des dessins pouvant faire revivre le passé. »
À partir des collections d’amateurs locaux, tels que M. Ochier, M. Baufine, l’abbé Pidoux, M. Guédon, et d’autres, ainsi que des oeuvres propriété du musée, un ensemble hétéroclite de vues de la cité est présenté au public (bien que ce ne constitue pas le motif exclusif des tableaux de cette section). Le panorama débute avec les peintres du dernier quart du XIX e siècle, comme Henri Amirault, ou Ernest Pidoux (père de l’abbé Pidoux, ami de Pradère) et l’un des plus brillants élèves de l’école de dessin dans ses premières années d’existence, sur lequel nous reviendrons plus loin. Et l’on retrouve à leurs côtés Salaün, Petitjean, ainsi que M. Savin, sur qui nous reviendrons également, ou encore Emmanuel Lansyer (« Lancier », sic), peintre de renommée nationale et ami d’Amirault.
Au-delà de la recherche de sensibilisation du public sur la vie artistique passée et contemporaine de la cité, on peut penser que l’objectif escompté à travers ces rétrospectives est de fournir à l’expression artistique locale une importante paternité, ainsi que de tenter de créer, au sein des peintres vivants, une émulation autour des motifs pris dans la richesse monumentale et paysagère de la Gâtine.
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Dans le cadre de cette même exposition sont organisés trois concours qui montrent, encore une fois, les efforts du comité d’organisation pour mettre en valeur et dynamiser la scène artistique locale:
« 1°) Pour deux maquettes figurant des vues « cavalières » de la vieille cité de Parthenay au XV e siècle. 2°) Pour un projet de jardin, square du Théâtre. 3°) Pour un projet d’affiche de propagande en faveur du « Secours National » (concours réservé aux Jeunes). »
Sur ce troisième concours, nous ne nous attarderons pas, bien que le régime de Vichy ait utilisé le régionalisme pour servir sa propagande, et que cela puisse mettre à jour des parallèles troublants, M. Savin étant nommé président du "Secours National" dans la même période. Notre étude ne vise pas à discuter de l’usage que les politiques cherchent à faire du patrimoine national. Ici l’on s’intéresse à la façon dont celui-ci est considéré par les populations locales, de la place qu’il tient dans leur vie. Bien évidemment, la médiatisation autour de ces monuments influence l’image que l’on s’en fait, et notamment lorsque la propagande entre en jeu. Et on peut voir à l’exposition de 1941 un portrait du maréchal Pétain par « le petit Henry, un tout jeune dessinateur ». Mais la politique n’a fait qu’utiliser le lien particulier qui unie la population à son patrimoine. Un lien qui remonte, dans le cas de Parthenay, à une période bien plus lointaine comme nous le verrons par la suite.
Des deux premiers concours se dégagent les axes de la réflexion patrimoniale déjà mis à jour. D’une part, la sauvegarde du patrimoine du passé, qui n’est possible que si les populations locales y portent leur intérêt et, d’autre part, la nécessité d’insuffler du dynamisme dans la création contemporaine. La mise en place de la commande publique pour le jardin, faisant appel aux architectes, peintres et paysagistes locaux (l’exposition est réservée aux résidents du département), en témoigne.
Éric Fileyssant
- "Les 1ères Expositions des Artistes Parthenaisiens" - - "Les exposition à partir de 1961" - |
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